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Saint-Nom-la-Bretèche est l'une des rares communes des environs
à n'avoir conservé aucun des lavoirs du domaine public.


Cliquez sur une miniature pour obtenir les vues agrandies et plus détails.

Et pour en savoir encore plus, reportez-vous à notre brochure :
“Un Village Rural à l'Aube du XXè siècle”, première partie  Pour en savoir plus

L'Abreuvoir
L'Abreuvoir

Lavoir des Vaux
Lavoir des Vaux

Fontaine de Berthe
Fontaine de Berthe

Lavoir de La Puette
Lavoir de la Puette

Lavoir de La Tuilerie
Tuilerie Bignon - La Source

Les Puits
Les Puits

Les Deux Lavoirs de La Bretèche

 

Plan cadastral de 1965,
colorisé et “actualisé” pour l'époque 1900/1920.

 

  Le Lavoir de l'Abreuvoir est, sur ce plan, celui situé le plus au Nord.

  Celui des Vaux est situé le plus au Sud.

Carte des deux lavoirs de La Bretèche
Les deux lavoirs de La Bretèche


Le Lavoir et l'Abreuvoir de La Bretèche


L'Abreuvoir et le Lavoir
Carte postale affranchie en 1904

L'Abreuvoir, dit le grand lavoir, dont il ne subsite que la Mare de l'Abreuvoir en bordure du Chemin de l'Abreuvoir, était l'un des deux lavoirs de la Bretèche, que la Commune louait, depuis 1881, aux propriétaires successifs du château, MM. Tourreil, Turbil puis Revel.
Le loyer de 5 francs en 1881, était reversé par les propriétaires au Bureau de Bienfaisance.

En 1914, “Renouvellement pour une durée de quinze années du bail du Lavoir de l'Abreuvoir appartenant à Mme Vve Tourreil, avec une réduction du loyer annuel à la somme de Cinq francs.
(environ 14 de nos euros 2004).

En juillet 1866, est-ce la qualité de l'eau des abreuvoirs, ou bien la décence que l'on veut protéger ?
En effet :
Par arrêté de ce jour, il est expressément défendu, sous peine d'amende, de se baigner dans les abreuvoirs sans caleçon.
Saint-Nom-la-Bretèche le 22 juillet 1866.

Signé : “Marquis d'Aulan”, Maire de la Commune.


Le Lavoir des Vaux

Le lavoir des Vaux
est le seul lavoir du village
à avoir été conservé en état.

Il était utilisé pour le petit linge.
Il est aujourd'hui en domaine privé.

Son plan est assez semblable à celui du lavoir de Berthe, avec :

    la voûte à l'arrivée de la source,

    les deux bassins pour le lavage
      et le rinçage du linge.

Mais, à la différence du lavoir de Berthe, celui des Vaux est entièrement encaissé.

Le lavoir des Vaux

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Le Lavoir de Berthe

Animation de la reconstitution du lavoir de Berthe

Une proposition de reconstitution d'après les plans de 1861.

Le bâtiment mesurait 12,60 x 7,70 mètres pour une hauteur de 3,50 mètres !

On distingue :

 La voûte de la source,
    seul vestige encore visible aujourd'hui,
 Le petit bassin de rinçage
    et le grand bassin,
 La cheminée utilisée pour le chauffage
    de l'eau dans les lessiveuses,
 Les étendoirs à linge, sorte de main
    courante en bois (un seul visible ici),
 Le toit apte à recueillir les eaux de pluie.

Fontaine de Berthe en 1995
Fontaine de Berthe sur Plan d'Intendance 1787
Fontaine de Berte en 2000

La Fontaine de Berthe en 1995
Menacée de disparition ?

Situation sur le Plan d'Intendance de 1787
AD78 n° 506 ( repérage par survol de la souris)

La Fontaine de Berthe en 2000


Un point d'histoire

Ce point d'eau aujourd'hui menacé de disparition, a accompagné la vie de Saint Martin du Val, notre village primitif, avant d'être transformé en lavoir au XVIIIè siècle. Et si l'origine de son nom est incertaine, les hypothèses ne manquent guère.
Les témoignages écrits sont anciens, nombreux et variés, qui désignent le même lieu :
Berthe, Brethe, Bertres, Berque(s)…

  En 1257, le don à l'Abbaye des Vaux de Cernay du « vallon de Berthe » atteste déjà l'existence du toponyme de Berthe et sa source.

  En 1470, il est cité comme « chemin par où l'on va de la Brethe à Saint-Nom »
    (Notes Villepreux, 1er vol., f° 39 v°).

  En 1505, on rencontre le « ru de la Fontaine de Berthe »
    (Arch. de S.&O., Fonds d'Argenteuil, carton 28).

  Vers 1700-1710, un cadastre établi à l'époque où le Comte de Toulouse occupe le Château de la Bretèche, indique « Les hautes bertres » (A.N.).

  En 1765, un plan des Chasses Royales recense trois remises à gibier en ce lieu :
    « Remise du dessus de Berque », « Remise du Fond des Berques », « Remise des Fonds de Berque ».

  En 1768, le Plan d'intendance de Chavenay localise les « Fonds de Berte ». Aujourd'hui notre moderne carte IGN signale encore le « Fond de Berthe »,
    le ru qui le traverse et l'emplacement de la fontaine.


Mais alors, pourquoi ce prénom qui fut porté par plusieurs reines mérovingiennes, carolingiennes et capétiennes. Voici les éléments du puzzle. A l'époque mérovingienne, “l'importance sociale de la femme n'est pas négligeable, peut-être plus développé que de nos jours” (cf. Les Mérovingiennes de Roger Xavier Lanteri, éditions Perrin).

L'on sait aussi que les rois s'efforçaient d'assurer l'avenir de leurs épouses après leur disparition (ainsi Clovis donna en douaire à Clotilde la plaine de Versailles, dont elle confia la gestion à l'Abbaye de Sainte-Geneviève), ce qui fit que les terres furent souvent transmises par les femmes. Il est donc plausible sinon probable, qu'une donation faite par une reine soit à l'origine du toponyme de Berthe.

En effet, on compte au moins six reines portant ce prénom :

  Bertrude († 620), épouse de Clotaire II et mère de Dagobert.

  Berthe, fille de Caribert (Roi de Paris, 561-567), petite-fille de Clotaire Ier et arrière-petite-fille de Clovis.

  Berthe au grand pied († 783), épouse de Pépin le Bref et mère de Charlemagne.

  Berthe de Bourgogne, 2ème épouse de Robert II le Pieux (970-1031).

  Berthe de Hollande, 1ère épouse de Philippe Ier (1052-1108) et mère de Louis VI le Gros.

  Bertrade de Montfort, 2ème épouse de Philippe Ier et mère de Philippe,
    Comte de Meulan, de Mantes et seigneur de Montlhéry.

Ensuite, nous ne rencontrons plus de reine ainsi prénommée, mais en 1257, le “vallon de Berthe” existe bel et bien !
Alors, notre fontaine s'appelle t-elle Berthe par le fruit … du hasard ou de l'Histoire ?

Il aurait été dommage qu'elle disparaisse avant que nous n'ayons pu l'expliquer.


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Le Lavoir de La Puette

Lavoir de la Puette à Valmartin
La Mare, ou le Lavoir de la Puette
(Carte postale affranchie en 1904)
Seul son nom est aujourd'hui perpétué par le “Chemin de la Pluette”, variante de Puette.

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Le Lavoir de La Tuilerie Bignon

Tuilerie Bignon - La Source

Jadis, la ferme de La Tuilerie avait un lavoir.

Les femmes, dont la plupart travaillaient à la ferme, y venaient régulièrement laver leur linge.

Ce lavoir était situé dans le prolongement de l’abreuvoir où s’ébattent aujourd’hui les canards du golf, en contrebas des actuelles cuisines et du restaurant. Invisible de la route, il se cachait derrière la ferme, côté nord-ouest et n’était visible que des prairies alentour.

Le lavoir de la Tuilerie Bignon

La Source : l'abreuvoir vu du lavoir
(Carte postale vers 1916)

Le lavoir et l'abreuvoir

On y accédait par une sente sauvage que les brouettes chargées de linge, savon, bleu, battoir et surtout de l’indispensable “boîte à laver”, avaient tracée au fil du temps entre des talus recouverts à hauteur d’homme d’un mélange inextricable de broussailles, de roseaux et d’herbes folles.

On imagine quelle pouvait être la difficulté de manœuvrer une pesante brouette sur ce chemin abrupt et sinueux. Aussi les femmes du hameau ne s’y rendaient-elles jamais seules. Monique Dufaÿs, d’après Odette Lonzat.
Le récit complet est paru dans le Char à Bœufs n° 8  Char à Boeuf n°8


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Les Puits

Puits L'Hôtelier - Tuilerie Bignon

Puits Ruelle de l'Abreuvoir

Puits du Presbytère

Fontaine de Maison Rouge en Forêt de Marly

Puits L'Hôtelier
La Tuilerie Bignon

Ruelle de l'Abreuvoir
La Bretèche

Puits du Presbytère
Saint-Nom

Fontaine de Maison Rouge
Forêt de Marly (collection J. Vermont)

Au début du XXè siècle, la Municipalité se mobilise pour réaliser l'approvisionnement en eau potable.

Extraits de la Brochure “Un Village Rural à l'Aube du XXè siècle”, 1ère partie  Pour en savoir plus

L'eau ne manque pas au village. Mais pour subvenir aux besoins des 207 ménages recensés en 1901, on doit en moyenne partager un puits entre six familles !
Déjà en 1844, le Conseil municipal déplore que la “commune [soit] dépourvue d’eau, autre que celle de quelques mauvais puits.

Si les besoins des ménages sont satisfaits – plutôt mal que bien – par l’eau provenant des puits, leur mitoyenneté est source de servitudes et de conflits.
Qui doit se charger de l’entretien et des réparations des précieux points d’eau (maçonnerie, margelle, corde, poulie,…) ? Lorsqu’il s’agit de payer les travaux, l’accord entre voisins ne va pas toujours de soi. Et les actes de vente de propriétés, font état des servitudes et des droits de passage inhérents à leur situation.

Pas moins de quinze projets successifs ou simultanés sont élaborés !

En octobre 1912, Monsieur Dollfus “Collaborateur principal à la Carte géologique de France du Ministère des Travaux Publics” rédige une “Note géologique sur l’approvisionnement en Eau potable de la Commune de Saint-Nom-la-Bretèche”. Cet éminent géologue a reçu au Champ de Mars le 1er prix d’un concours de sourcier à l’Exposition Universelle de Paris.

Il effectue le recensement des points d'eau : lavoirs, puits, et sources du village dont nous avons porté les emplacements sur la carte ci-contre (une vue agrandie est disponible en cliquant sur la carte).
Il constate que “Saint-Nom et la Bretèche sont extrêmement mal pourvus en eau potable et il n’y existe qu’un petit nombre de puits communaux et domestiques, tous très mal placés au milieu des maisons, très contaminables s’ils ne sont pas déjà contaminés” et ajoute que “Saint-Nom-la-Bretèche se trouve sur la crête géologique de partage des eaux des versants, et n’a pas de bassin d’alimentation régulier” puisque les eaux souterraines ont tendance à s’écouler soit vers le ru de Gally, soit vers la vallée de la Seine.

Un grand forage est même réalisé (repère A sur la carte) mais sans succès...

Lavoirs, Puits et Sources d'après Dollfus

Les 19 points d'eau recensés par M. Dollfus.

La carte utilisée ici date de 1900 environ.

( Cliquer sur la carte pour une vue agrandie)

Il faudra attendre 1932 pour que l'eau coule dans les robinets, venant du puits artésien de Migneaux, près de Poissy !


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Mise à jour :

10-09-2009